La création d’une chaire UNESCO sur la formation des enseignants : quelle signification et quels enjeux ?

Luc Ria

Laboratoire ACTé, Ecole Normale Supérieure de Lyon, Institut Français de l'Education, France

Portée par l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, la chaire Unesco « Former les enseignants au XXIe siècle » (1) a pour ambition de favoriser le dialogue aux plans national et international entre chercheurs, décideurs politiques, formateurs et personnels de l'éducation sur les questions de la transformation contemporaine du travail enseignant et de la formation des enseignants tout au long de la vie. En synergie avec d’autres chaires Unesco francophones et le réseau des écoles associées à l'Unesco, cette chaire a pour objectif d’effectuer des recherches visant à améliorer l'accès, la qualité et l'équité de l'éducation à travers une formation accrue du corps enseignant. L’enjeu est de contribuer au développement de politiques communes de formation au sein de la francophonie en faisant des spécificités des systèmes éducatifs des ressources potentielles pour l'ensemble des pays partenaires.

 

Les objectifs de la chaire Unesco « Former les enseignants au XXIe siècle »

Le cadre stratégique pour la coopération européenne « Éducation et Formation 2020 » établit un lien clair entre la qualité des enseignants et des formateurs d’enseignants et celle des systèmes d’éducatifs : c’est en assurant l’excellence professionnelle de ces acteurs que l’on peut rendre l’enseignement et la formation plus efficaces pour leurs publics-cibles. En prenant le travail des enseignants pour objet d’étude et objet de formation, la chaire Unesco « Former les enseignants au XXIe siècle » entend contribuer à cet objectif d’acquisition pour leur part des « compétences requises pour enseigner au 21ème siècle ». Par la conception et l’expérimentation de dispositifs originaux de professionnalisation des enseignants, en début de carrière mais aussi tout au long de leur vie professionnelle, son ambition est de constituer un vivier d’idées innovantes, de pistes robustes pour participer au vaste chantier de refondation de la formation des enseignants au niveau international.

On le sait, il n’existe pas de solutions idéales pour la formation des enseignants. A l’échelle internationale, force est de reconnaître qu’aucun véritable consensus n’est clairement établi entre les chercheurs, les décideurs politiques et les responsables des plans de formation quant aux modalités à proposer pour la professionnalisation des enseignants. C’est pourquoi l’heure nous semble venue de tester à nouveaux frais, et à l’échelle des dix pays partenaires de notre chaire Unesco, la pertinence de nouvelles formes d’alternance entre des modalités régulièrement opposées dans les plans de formation, et qui, sous certaines conditions, pourraient contribuer de manière complémentaire au processus complexe de professionnalisation des enseignants : formation en présentiel et formation à distance, autoformation et co-formation, formation à partir de l’activité débutante et formation à partir de l’activité experte, formation disciplinaire et formation transversale, etc.

Le programme de la chaire Unesco vise deux objectifs : produire des connaissances scientifiques sur le travail des enseignants à partir de recherches empiriques portant sur leur activité réelle au sein des systèmes éducatifs et concevoir des situations de formation favorisant chez ces acteurs des apprentissages et un développement professionnel. Cette approche résulte d’un effort pour rendre consistants les deux volets constitutifs du programme de la chaire : le volet épistémique et le volet de conception technologique à visée transformative. Elle repose sur la conviction que la recherche peut avoir un rôle déterminant dans l’amélioration des pratiques pédagogiques et la circulation des savoir faire entre les enseignants.

Le premier volet épistémique contribue à produire des connaissances sur le travail enseignant pour rendre intelligible sa complexité sans la simplifier. L’effort de modélisation du travail réel des acteurs de l’éducation implique de prendre en compte : a) la transformation objective des activités professionnelles avec l’émergence de nouvelles formes d’intervention en classe, individuellement ou à plusieurs, etc., b) l’expérience vécue par les enseignants dans ces contextes de travail renouvelés pour rendre compte de leurs préoccupations effectives, de leurs dilemmes et c) les effets des actions des enseignants sur les apprentissages des élèves. L’étude de l’activité des enseignants dans toute sa diversité permet de mettre en lumière ses principaux organisateurs et les spécificités plus circonstancielles liées aux contextes d’enseignement.

Le second volet transformatif a pour ambition de déclencher et d’accompagner de l’apprentissage des situations d’enseignement et du développement professionnel à partir des ressources produites par la recherche. Cette visée transformative se concrétise par des étapes itératives de conception ayant pour objet l’activité des individus et des collectifs, et relevant de problématiques de formation spécifiques que nous considérons comme aussi cruciales au plan épistémologique et aussi utiles au plan social que les pratiques de recherche scientifique.

Les modalités les plus favorables aux processus de professionnalisation des enseignants seront ainsi investiguées pour en étudier et en stabiliser les effets. Par exemple, l’un des volets prometteurs pour la formation initiale et continue pourrait être la création au sein même des établissements scolaires de nouveaux « espaces d’analyse du travail » pour articuler : a) des espaces d’accompagnement institutionnalisé par des formateurs ou des tuteurs et des espaces plus informels d’observation et d’analyse de l’activité entre pairs et b) des modalités d’analyse des activités déployées dans le huis clos des classes et des modalités d’usage de corpus vidéo relatifs aux activités d’enseignement typiques, identifiées par la recherche, pour apprendre à développer une acuité réflexive et à se projeter dans une dynamique constructive de développement professionnel par l’entremise de l’activité tierce.

La structuration de tels laboratoires intra muros permettrait d’appréhender l’activité enseignante avec une rigueur d’analyse, une pertinence contextuelle et une entraide intergénérationnelle produite par la participation la plus large possible des membres de l’équipe éducative. La formation conçue jusque-là individuellement à l’échelle de la classe pourrait alors s’étendre au collectif éducatif à l’échelle de l’établissement. Ces orientations pour la formation impliquent une refondation de celle des personnes responsables de l’accompagnement des enseignants débutants qu’ils soient issus de l’université ou du terrain professionnel. Mais aussi de nouvelles synergies à construire entre instituts formateurs et établissements formateurs pour penser le continuum de professionnalisation des enseignants sur le long terme.

Enfin, la centration sur le caractère générique de l’activité des enseignants oblige à réinterroger la place des enjeux des savoirs disciplinaires dans ces processus de professionnalisation. L’intervention auprès des jeunes enseignants nécessite dans cette perspective d’inscrire les questions de transmission des savoirs scolaires en lien avec leurs dispositions à percevoir et agir en classe en cours de construction. Dans cette perspective, les enjeux académiques et les enjeux de viabilité au travail doivent être pensés de manière consubstantielle, comme les deux faces d’une même pièce.

La chaire comme interface hybride entre plusieurs mondes

La chaire Unesco regroupe quinze instituts et laboratoires de dix pays de la francophonie. A la suite de son colloque inaugural (voir l’ensemble des interventions en ligne sur le site de la chaire), les membres des différents instituts et laboratoires ont défini chaire Unesco comme une interface hybride à plusieurs échelles pour susciter des dialogues féconds entre des mondes qui ont tendance à se tourner le dos :
a) une interface hybride pour favoriser la circulation des savoirs entre les mondes universitaires, politiques et professionnels. A cet égard, le premier colloque inaugural a permis d’amorcer un dialogue constructif entre des enseignants chercheurs, des décideurs des plans nationaux et académiques, des formateurs, des inspecteurs, des chefs d’établissements, des cadres intermédiaires, etc.,
b) une interface entre recherche et formation pour alimenter par la recherche les questions de formation au travail réel des enseignants et permettre l’émergence de nouvelles synergies entre les recherches à visée épistémique et celles à visée transformative. Il est en effet essentiel d’une part de définir des dispositifs de formation étayés par des présupposés théoriques et ontologiques et évalués objectivement et d’autre part essentiel d’enraciner les recherches en éducation sur des problématiques professionnelles répondant aux enjeux les plus vifs de la société en matière d’éducation.
c) une interface internationale pour nouer un dialogue fécond autour d’enjeux communs relatifs à la formation des enseignants tout en s’enrichissant des différences liées à des systèmes éducatifs et culturels très contrastés. L’enjeu est de développer des stratégies horizontales – et non descendantes – d’aide et d’échange entre les pays pour favoriser la circulation de savoirs et savoir faire, d’artefacts et de dispositifs de formation. Des analyses comparatives à l’échelle internationale pourront être conduites.
d) une interface multidisciplinaire permettant dans chacune des manifestations qu’organisera la chaire Unesco (colloques, journées d’étude, etc.) de nourrir des échanges scientifiques pluriels. Il s’agit d’identifier les convergences, comme les tensions et les divergences entre les différents domaines scientifiques dans leur manière d’investiguer le travail enseignant pour rechercher de nouvelles alliances scientifiques mais aussi de nouvelles clefs d’intelligibilité pour les acteurs des terrains éducatifs.

Ses objets de recherche et de formation

Les membres partenaires de la chaire ont défini quatre objets principaux pour lesquels il s’agit d’apporter des éléments de réponse et d’orientation, pendant le quadriennal 2012/2015 :

  • Objet « développement professionnel » : il s’agit de l’étude des trajectoires professionnelles des enseignants tout au long de leur vie pour comprendre les caractéristiques de leur développement professionnel (en prenant en compte les enjeux académiques mais aussi ceux de leur santé au travail) afin de les accompagner dans la durée de leur exercice.
  • Objet  « nouveaux espaces de formation » : il s’agit d’innover dans la conception de nouveaux espaces de formation en relation avec l’organisation du travail enseignant. Ce qui se traduit par l’investigation d’autres modalités de formation (formations hybrides, nouvelles alternances) en étudiant les conditions d’exercice du travail enseignant (établissement formateur, laboratoire d’analyse du travail enseignant, etc.) et les effets que ces nouveaux dispositifs produisent sur la professionnalisation des enseignants (pas seulement débutants).
  • Objet « nouveaux outils de formation » : il s’agit de conduire une réflexion collective autour de la conception d’artefacts innovants pour la formation et de l’évaluation de leurs effets sur la professionnalisation des enseignants ? C’est tout l’enjeu de la vidéoformation entendue comme l’usage de la vidéo (avec d’autres média) pour proposer des dispositifs hybrides avec de nouvelles formes d’usage.
  • Objet « professionnalité des formateurs » : au delà des particularités liées à chacun des pays, l’enjeu est d’organiser une réflexion collective sur l’étude de la professionnalité des formateurs, des tuteurs, des conseillers pédagogiques et de leur rôle dans l’accompagnement des enseignants en formation initiale et continue. L’enjeu étant de définir des référentiels d’activités pour ces nouveaux cadres intermédiaires partageant des fonctions d’enseignement et de formation au sein d’un établissement, d’une circonscription, d’une académie.

L’étude de ces quatre objets s’appuie systématiquement sur celle des situations réelles d’enseignement avec une analyse effective des activités des enseignants (expériences, efficience, valeurs, objets d’apprentissage) et des effets sur les élèves en termes d’apprentissage (difficultés, éducation inclusive, etc.). Ces quatre objets de recherche à des fins de formation donnent lieu, et ce durant le quadriennal 2012/2015, à des études doctorales dans le cadre de la chaire Unesco, à la création d’observatoires de l’activité enseignants dans plusieurs pays de la francophonie et à l’organisation de nombreuses manifestations scientifiques (journées d’étude, colloques, conférences, etc.) mais aussi à l’écriture par des jurys d’experts de recommandations pour l’organisation de la formation à l’échelle nationale et internationale.

Un cycle de conférences de consensus/dissensus en 2013/2014 autour des quatre objets de la chaire Unesco

Provenant du monde médical, le modèle de la conférence de consensus/dissensus permet aux professionnels de santé de s’accorder quant aux prescriptions et proscriptions pour l’usage de médicaments, compte tenu de l’avancée des recherches, des suivis longitudinaux des effets constatés sur les patients. Il ne s’agit pas en sciences humaines de répliquer un tel modèle qui serait très réducteur de la complexité des questions vives qui traversent les objets de recherche et de formation retenus dans le cadre de la chaire Unesco. Quid alors de l’économie et de la fonction d’une conférence de consensus en sciences humaines ? Plusieurs principes peuvent être retenus en accord avec les enjeux de la chaire Unesco, appréhendée comme une interface hybride entre les acteurs de plusieurs mondes entre lesquels les connaissances sur la formation ne circulent pas de manière satisfaisante.

Il s’agit d’abord d’inscrire les réflexions de la chaire dans une approche cumulative de la recherche en éducation sur un thème particulier. Penser la question des rôles et des fonctions d’un établissement formateur nécessite par exemple de faire un état de l’art de la question au plan international pour repérer les enjeux, les travaux déjà réalisés, les différentes épistémologiques à l’épreuve des empiries. Mais l’état de l’art ne doit pas être seulement adressé à la communauté des chercheurs, mais plus largement à un public d’une grande diversité et de fait d’une grande hétérogénéité. Un effort de traduction ou de reformulation des travaux de recherche est ainsi à effectuer pour que des orientations concrètes, des scénarios de formation puissent se déployer à l’aune des résultats énoncés et être partagés par l’ensemble des acteurs des systèmes éducatifs. Dans cette perspective, les programmations des conférences de consensus/dissensus mobilisent des intervenants multi-catégoriels provenant d’horizons très différents : chercheurs, formateurs, chefs d’établissement, inspecteurs, décideurs politiques, etc. Ce qui permet d’appréhender une diversité de points de vue et des éclairages différents et donc complémentaires sur un même objet. Les jurys d’experts, sont aussi constitués de différents acteurs du système éducatif, pour pouvoir faire une synthèse à la fois réaliste et audacieuse compte tenu des logiques, des enjeux pluriels et parfois antinomiques selon les points de vue des différents acteurs sollicités.

Le cycle des conférences de consensus/dissensus sur les quatre objets de la chaire Unesco, réunit une soixantaine d’enseignants-chercheurs et/ou spécialistes de la francophonie réputés pour leur expertise dans le domaine de la formation dans le domaine de l’éducation ou de la formation d’adultes dans d’autres domaines professionnels. Les contenus des conférences publiques étant ensuite accessibles sur le site de la chaire Unesco et donnant lieu à la publication d’ouvrages scientifiques.

Conférence de consensus/dissensus autour de l’objet « Développement professionnel » : s’épanouir dans le travail enseignant ; réalités, normes, stratégies

Les recherches nationales et internationales s’accordent à reconnaître les difficultés rencontrées dans l’exercice du métier par les enseignants dont le groupe professionnel est plus divers, avec des parcours inédits. La perte du monopole du savoir liée notamment au développement des nouvelles technologies de l’information, l’augmentation de la diversité et de l’hétérogénéité des publics scolaires, la déréglementation des systèmes éducatifs et l’intensification du travail contribuent à transformer les conditions d’exercice, les missions et les façons de travailler des enseignants dont l’activité est de plus en plus liée à celle d’autres professionnels. L’étude des trajectoires professionnelles et du développement professionnel des enseignants est l’un des objets de la chaire Unesco.

Devant de telles transformations scientifiques, technologiques et culturelles, les enseignants peuvent apparaître fragilisés, délégitimés voire en souffrance professionnelle. Dans ces conditions, les enseignants peuvent-ils encore s’épanouir dans leur travail ? Comment font-ils pour maintenir leur engagement dans le travail, trouver des satisfactions professionnelles, rester en bonne santé ? Á quelles conditions ?

Cette conférence de consensus-dissensus a pour objectif de faire un état des lieux de la façon dont les enseignants s’adaptent aux évolutions du contexte d’exercice du métier, renouvellent leurs dispositions à agir et actualisent le sens du métier, y compris au moyen de réorientations professionnelles. Le jury d’experts a pour mission de repérer des invariants et des spécificités dans la mutation de la manière d’être enseignant et de le rester et formulera des propositions concrètes pour accompagner la métamorphose de l’engagement professionnel des enseignants.

Conférence de consensus/dissensus autour de l’objet « Nouveaux espaces de formation » : Former au sein des établissements scolaires ; Quelles organisations, quelles fonctions avec quels formateurs ?

Les organismes internationaux et européens ainsi que les chercheurs, les acteurs de l’éducation et les politiques affirment le rôle potentiel de l’établissement scolaire comme un nouvel espace de formation et de professionnalisation des enseignants. Si ce constat semble relativement partagé, peut-on pour autant en faire une « organisation apprenante » au même titre que d’autres espaces collectifs où s’accomplit une activité professionnelle (entreprise, hôpital, association, etc.) ?

Cette conférence de consensus/dissensus contribue à apporter des éléments d’analyse et des réponses à une double interrogation :
comment les nouvelles organisations et structurations du travail scolaire en établissement peuvent favoriser la transformation des pratiques professionnelles ? Et à quelles conditions ?
comment des dispositifs ad hoc de formation continue peuvent favoriser la création d’une culture professionnelle au sein de l’établissement scolaire, l’insertion des jeunes enseignants et in fine l’amélioration des modalités d’intervention de l’ensemble de la communauté enseignante ?

Le jury d’experts a pour mission d’effectuer une synthèse en spécifiant les pistes prometteuses, les limites ou zones d’ombre restant encore en suspens et méritant de plus amples investigations.

Conférence de consensus/dissensus autour de l’objet « Nouveaux outils de formation » : La vidéoformation dans tous ses états ; Quelles options théoriques ? Quels scénarios ? Pour quels effets ?

Le recours à des ressources vidéo pour la formation des enseignants est une pratique de plus en plus commune à l’échelle internationale. C’est pourquoi de multiples formes d’utilisation de la vidéo peuvent être observées. Les chercheurs étudient cette diversité́ d’utilisation pour identifier les spécificités et l’efficacité́ des pratiques de professionnalisation des étudiants en cours de formation ou des enseignants en formation continue.

Mais plusieurs questions vives du video-based professional development méritent de plus amples discussions :
la vidéo sert-elle à former des analystes du travail enseignant ou des praticiens enseignants ?
quelle valeur ajoutée pour la professionnalisation des enseignants débutants ?
quelles sont les modalités de vidéoformation les plus adaptées en termes de professionnalisation, selon le niveau de cursus des étudiants ?
faut-il adapter le regard de l’enseignant à la vidéo ou adapter la vidéo au regard de l’enseignant ?

Conférence de consensus/dissensus autour de l’objet « Professionnalité des formateurs » : Activités des formateurs d’enseignants. Quelles fonctions pour quels objectifs ?

Dans un contexte de transformations fortes de la formation, l’activité des formateurs est sujette à de multiples tensions et interrogations. Si la diversité des acteurs de la formation semble s’imposer comme une nécessité, sur quels principes directeurs concevoir l’articulation de leurs missions et activités ?

Cette conférence de consensus/dissensus contribue à apporter des éléments d’analyse sur deux versants.
Le premier versant questionne l’activité des formateurs lorsqu’ils conçoivent la formation : Quelle conception de l’apprentissage/développement professionnel ? Quels modèles d’accompagnement du développement professionnel ? Quelle place et quelle fonction accorder aux situations réelles de travail ? Faut-il penser l’alternance ou la continuité/progressivité des parcours ? Quelle progressivité des parcours ? Quel rôle et place de la recherche dans la formation ? Quelles tentatives d’intégration des démarches inspirées de l’analyse du travail en vue de la formation ?

Le second versant concerne davantage l’activité effective de formateurs en situation de formation. Si les situations de conseil au plus proche du terrain ont fait l’objet de nombreuses recherches, qu’en est-il des situations de formation en centre de formation ? Quelles tensions et quels dilemmes se retrouvent invariablement dans l’activité des formateurs ? Si on s’accorde aujourd’hui à reconnaître l’importance de partir de l’expérience des formés, comment les formateurs prennent-ils en compte cette dernière dans leur activité ?

Une attention particulière est portée aux possibilités de comparaison internationale. Ceci doit permettre de mettre en perspective les convergences et divergences dans la façon de concevoir la formation des enseignants et dans la répartition des fonctions assurées par les formateurs qui œuvrent pour la faire vivre.

Toutes les contributions de la soixantaine de chercheurs ou de formateurs mobilisés pour ces quatre manifestations sont ou seront accessibles sur le site de la chaire Unesco « Former les enseignants au XXIe siècle » : http://www.ens-lyon.fr/chaire-unesco-formation

Pour plus d’information, envoyez un email à :  chaireunesco.formation chez ens-lyon.fr
 

(1) Pour plus d’information sur la liste des partenaires membres de la chaire, les travaux en cours de développement et sur son actualité : http://www.ens-lyon.fr/chaire-unesco-formation