120- Education à la diversité et littérature pour la jeunesse : les représentations de l’enfant noir dans les albums illustrés

Nathalie THIERY,

Université Paris Ouest Nanterre, CREF EA 1589, Equipe Education Familiale et Interventions socio-éducatives en direction des familles, France

 

Véronique FRANCIS

IUFM Université d’Orléans, CREF, EA 1589, Paris Ouest Nanterre, Equipe Education Familiale et Interventions socio-éducatives en direction des familles, France

 

Mots clés : enfant noir - éducation à la diversité – littérature pour la jeunesse

Résumé

L’étude présentée s’inscrit dans l’émergence actuelle des recherches en éducation (Derman-Sparks, 1989 ; Vandenbroeck, 2005) qui abordent la sensibilisation à la diversité et la prévention des préjugés et discriminations de tous ordres  dans l’éducation des enfants dès le plus jeune âge. Il s’agit ici d’étudier la contribution de la littérature de jeunesse à l’éducation à la diversité mélanique à travers les représentations de l’enfant noir dans les albums illustrés. Ces derniers étant un des supports éducatifs les plus utilisés dans les instances de socialisation des enfants - institutions scolaires, structures d’accueil de la petite enfance, famille- il est apparu pertinent de repérer les situations dans lesquelles l’enfant noir y apparaît ainsi que l’éventuelle nomination de la couleur de peau et  de ses variations, ce dernier point demeurant largement tabou (Ndiaye, 2008).

Un corpus a été constitué de 158 ouvrages publiés entre 1980 et 2010, destinés aux enfants de 0 à 10 ans où apparaissent un ou plusieurs enfants noirs, c’est-à-dire représentés avec un phénotype foncé. Pour cela une recherche bibliographique a été réalisée sur différentes banques de données informatisée, dont celles de Ricochet, site de référence dans le domaine du livre de jeunesse, du Centre National de Littérature Jeunesse – La Joie par les Livres (CNLJ), les sites d’éditeurs, de revues en ligne et d’associations susceptibles d’offrir des ressources sur le thème. Des recherches manuelles ont été effectuées à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) puis dans les bibliothèques de la Ville de Paris où des sélections ont été également consultées. Les ouvrages retenus peuvent donc être considérés comme étant les plus significatifs et susceptibles d’être les plus diffusés.

Les albums ont été classés selon le contexte et l’époque de la narration : 99 albums se situent dans un environnement faisant référence à des modes de vie occidentaux  tandis que dans les 59  autres, la narration se déroule explicitement dans l’hémisphère sud. Ces derniers se partagent entre un univers traditionnel ou intemporel  et un univers contemporain.

L’analyse de contenu portant sur la thématique de l’histoire, le vocabulaire employé, les images, le rapport entre texte et illustrations fait apparaître des figures multiples de l’enfant noir, variant dans chacune des catégories et selon la date de parution des albums. Cependant, si on note le souci des auteurs de banaliser les différences de couleur de peau dans le contexte occidental en gommant tout autre caractéristique des personnages noirs,  les différences parfois à la limite du stéréotype folklorique, sont plus marquées dans  les autres contextes. On peut alors se questionner sur l’apport de ces albums pour tous les enfants, quelle que soit leur couleur de peau, en termes d’image de soi et de reconnaissance de l’autre (Preissing et Wagner ; 2006) notamment dans son histoire personnelle, ses conditions de vie ou ses habitudes particulières.

1. Cadre et présentation de l’étude

L’étude présentée s’inscrit dans l’émergence actuelle des recherches en éducation (Derman-Sparks, 1989 ; Vandenbroeck, 2005) qui abordent la sensibilisation à la diversité, ainsi que la prévention des préjugés et des discriminations de tous ordres dans l’éducation des enfants dès le plus jeune âge.

Il s’agit ici d’étudier la contribution de la littérature pour la jeunesse à l’éducation à la diversité à travers les représentations de l’enfant noir dans les albums illustrés. Ces derniers étant un des supports éducatifs les plus utilisés dans les instances de socialisation des enfants - institutions scolaires, structures d’accueil de la petite enfance, famille- il est apparu pertinent de repérer les situations dans lesquelles l’enfant noir y apparaît et quelles images en sont proposées.

La question qui guide cette recherche exploratoire est celle de l’apport de ces albums pour tous les enfants, quelle que soit leur couleur de peau, en termes d’image de soi et de reconnaissance de l’autre, (Preissing et Wagner ; 2006) notamment dans son histoire personnelle, ses conditions de vie ou ses habitudes particulières.

2- Méthodologie : une étude documentaire

Les analyses présentées ont porté sur un corpus de 158 ouvrages publiés entre 1980 et 2010, destinés aux enfants de 0 à 10 ans où apparaissent un ou plusieurs enfants noirs, c’est-à-dire représentés avec un phénotype foncé. Ce corpus a été constitué par une recherche bibliographique réalisée sur différentes banques de données informatisée, dont celles de Ricochet, site de référence dans le domaine du livre de jeunesse, et celle du Centre National de Littérature Jeunesse – La Joie par les Livres (CNLJ). Après une recherche par mots-clés, et vérification des critères d’inclusion, les résumés des parutions ont été étudiés. Des recherches manuelles ont ensuite été effectuées à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) puis dans les bibliothèques de la Ville de Paris où des sélections bibliographiques ont été également consultées, notamment celles destinées au grand public. Les ouvrages retenus peuvent donc être considérés comme étant les plus significatifs et les plus susceptibles d’être diffusés.

Parmi les 158 ouvrages de fiction constituant le corpus, 128 ont été édités de 2000 à 2010 et 30 de 1975 à 1999. L’analyse de contenu (thème, contexte de narration, public…) a très rapidement fait apparaitre que les thématiques des albums, ainsi que leur traitement diffère sensiblement selon le lieu géographique de la narration. Les ouvrages ont donc été classés en deux sélections : l’une regroupe les albums en contexte occidental (46) : Europe, Amérique ou bien ceux dont le lieu de la narration n’est pas du tout située (14) tandis que l’autre sélection regroupe les récits se déroulant dans l’hémisphère sud (Afrique : 85, Caraïbes :4, Asie, Inde : 8, Australie :2).

Dans cette communication, le contenu des albums de la première sélection sera rapidement présenté afin de nous centrer sur les albums dont la narration se situe dans l’hémisphère sud

3- Les albums dont le lieu de la narration est situé dans un contexte occidental ou pas du tout situé

Dans cette première sélection, les personnages noirs sont le plus souvent minoritaires, et les thématiques abordées évoluent selon les périodes de parution. A partir de la fin des années 1980, les albums reflètent les interrogations suscitées par les nuances de couleur de peau au sein de la famille. Les personnages principaux sont des enfants dont l’un des parents est noir et l’autre blanc. Dans cette catégorie, les couleurs de peau sont explicitement nommées, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des autres albums du corpus. Les particularités physiques (couleur de peau, chevelure et coiffures) sont valorisées[1].

A partir de 1999, on note un intérêt pour les sujets sociétaux, qui sont évoqués à travers la situation de personnages noirs ou à la peau foncée et du regard porté sur eux. On relève les sujets suivants :

  • Conflits autour de la garde de l’enfant dans un couple bi-national[2]
  • Contrôle d’identité[3]
  • Racisme[4]
  • Immigration clandestine[5]
  • Conséquences des conflits armés sur les personnes[6]

Dans les albums publiés entre 2000 et 2010, on relève une évolution dans la façon d’aborder la couleur de peau. Jusqu’au début des années 2000, elle est plutôt abordée sous l’angle de la différence, notamment en donnant des explications positives à la couleur de peau noire ou foncée[7], en réponse aux interrogations des enfants. Il se produit ensuite un glissement progressif vers la notion de métissage puis de diversité avec des ouvrages représentant la multiplicité des nuances de peau[8], y compris dans une même famille[9].

Un constat important se dessine : lorsque le lieu de la narration est situé dans un contexte occidental, la présence des enfants noirs, se justifie la plupart du temps par des problèmes spécifiques. Pamir les 59 albums de la sélection, une douzaine font exception ; dont des ouvrages traduits de l’anglais et de l’américain[10].

Un autre constat interroge: il est rarement fait état d’une diversité au niveau des modes de vie, de l’habillement, de la langue, de la culture, de la religion ou des croyances, ou encore d’évènements historiques ayant concerné la famille. Là aussi, on ne relève que quelques exceptions[11].

Pour résumer, cette sélection se caractérise par :

-La faible représentation du phénotype foncé par rapport à l’ensemble de la production éditoriale française

-La rareté de la nomination de la couleur de peau

-La quasi inexistence des références ethno-culturelles

- Et une visibilité des personnages noirs qui se manifeste surtout par l’évocation de problèmes spécifiques, mais peu à travers des histoires ordinaires de l’expérience enfantine

 

Ces constats sont à mettre en relation avec l’évolution de la prise en compte des minorités en France et la question se pose également de l’influence de l’universalisme du modèle d’intégration qui y prévaut.

4- Les albums dont le lieu de la narration est situé dans l’hémisphère sud

L’analyse de la seconde sélection, constituée de 99 ouvrages dont la narration est située dans l’hémisphère sud, met en évidence d’autres représentations de l’enfant noir. Ces récits se déroulent majoritairement en Afrique mais également en Inde, en Asie, en Australie, et dans les Caraïbes. Ils ont été classés dans différentes catégories, selon les périodes et les contextes évoqués.

Une première catégorie de récits (48) se déroule dans un contexte traditionnel, où ne figure aucun signe de modernité. La narration est généralement située en Afrique, parfois explicitement dans un pays ou une région précis. Parmi ces ouvrages, on repère :

- Des contes issus de la tradition orale, restitués à l’écrit et illustrés[12]

- Des récits inventés par les auteurs mais dont la structure narrative se rapproche de celle du conte[13].

-Des histoires relatant les aventures d’enfants : quête d’un objet ou d’une personne disparue, rencontres dangereuses ou insolites, ou des récits ayant trait à l’apprentissage de la vie[14].

Pour l’ensemble de ces albums, la narration se déroule dans un environnement rural. Les villages sont constitués de cases et les habitants portent des vêtements traditionnels. La nature y est très importante : on y voit des animaux de toutes sortes, allant du criquet à l’éléphant, en passant par tous les animaux de la jungle ou de la savane. La végétation est luxuriante, et les éléments naturels tels le vent ou la pluie ont souvent un rôle déterminant dans le récit. Les personnages principaux sont des héros positifs, aussi bien garçons que filles, ils sont courageux, et astucieux (le plus célèbre d’entre eux étant Kirikou). A noter la présence récurrente de la figure de l’orphelin. Le registre du merveilleux (par exemple des animaux ou des éléments naturels doués de la parole) côtoie souvent le registre des croyances : avec personnages ayant des pouvoirs extraordinaires (sorcier-guérisseurs, génies ou esprits…). Dans ces albums, l’Afrique apparait idéalisée, voire mythifiée, avec le risque d’en proposer une image folklorique quelque peu restrictive.

Dans une 2è catégorie, on trouve des récits évoquant une époque révolue, mais située dans un passé relativement récent, en Afrique, à Madagascar (1), en Haïti (2), et à Marie-Galante (1).

Il s’agit, soit de récits présentés comme les souvenirs d’enfance ou d’adolescence des personnages principaux, devenus âgés  ou  soit de récits inspirés des souvenirs d’enfance des auteurs[15]. Ces albums sont généralement situés dans des pays ou des régions bien indentifiés. Les récits se font à travers des regards singuliers qui invitent à l’imaginaire, mais à partir d’une vision plus réaliste que dans les précédents albums et surtout ils offrent une vision plus diverse des cultures et des modes de vie.

Une troisième catégorie regroupe des récits qui font découvrir une Afrique contemporaine, parfois en milieu urbain. Tous ces albums ont été édités à partir de l’année 2000.Certains rapportent des expériences enfantines ordinaires (la découverte du bord de mer, l’achat de nouvelles chaussures, l’école, les jeux…)[16].D’autres présentent différents aspects de la vie quotidienne ou s’intéressent à des métiers particulier[17]s. Ces albums proposent une image renouvelée d’une Afrique dynamique, sans les clichés qui la figent dans un ailleurs idéalisé et intemporel

Comme en contexte occidental, on repère dans cette sélection des ouvrages laissant la place aux interrogations d’enfants, ainsi qu’à leurs difficultés et attirant l’attention sur des questions posées à la société contemporaine. Les personnages principaux là encore sont aussi bien des garçons que des filles, mais on remarque des problématiques spécifiques à la condition féminine: non-scolarisation des filles, excision, sensibilisation des femmes et des filles aux techniques facilitant leurs tâches domestiques[18]. D’autres problèmes plus divers sont abordés: la pauvreté des enfants des rues, la guerre, la protection des éléphants ou la sédentarisation des nomades[19].

Une dernière catégorie regroupe des albums, peu nombreux, dont la narration se déroule en Inde ou en Asie. La plupart abordent des problématiques actuelles: le poids des traditions dans la société indienne, l’adoption internationale, les conditions esclavagistes du travail des enfants ou encore les conséquences d’un régime politique autoritaire en Birmanie[20]. Seuls deux contes sont situés dans cette région du monde: Asha (2010) et Le grand courage de petit Babaji (2002). Concernant ce dernier, il s’agit en fait d’une version remaniée d’un album paru pour la première fois en 1899 et qui a soulevé une polémique, en raison de son titre « Little Black Sambo », Sambo étant un terme racisme habituellement traduit par négrillon et en raison également de ses illustrations qui présentent les personnages de façon peu flatteuse.

Pour l’ensemble de cette sélection, la première constatation est que le caractère exotique des lieux de narration semble autoriser la représentation de caractéristiques ethno-culturelles qui étaient gommées dans les albums en contexte occidental. Les références à des croyances, à des pratiques spirituelles, sont présentes dans les récits imaginaires mais également dans ceux qui ont pour cadre la vie ordinaire, passée ou contemporaine.

De même, l’évocation de la mort est intégrée dans un nombre relativement important de récits, sans forcément en être le thème principal. Soit il est fait allusion aux ancêtres disparus, ainsi qu’au lieu où ils se trouvent désormais, soit l’enfant est orphelin, ou bien alors un personnage meurt au cours du récit.

 

Les personnes âgées sont beaucoup plus représentées que dans le contexte occidental. : en premier lieu les grands-parents, mais aussi le chef de village, le sage ou le sorcier-guérisseur.

Il peut s’agit de personnages principaux ou secondaires ou même du narrateur, qui devenu vieux, se remémore son passé.

Les représentations de la famille sont aussi plus variées que dans le contexte occidental, où apparaissaient essentiellement des familles nucléaires, très souvent avec un seul enfant.

Ici, d’autres membres de la famille élargie sont présents, les grands-parents, mais aussi les oncles et tantes, marraines, belles-mères ou cousins.

Quelques familles nombreuses sont représentées, un album fait mention de co-épouses et de frères-même-père, dans un autre, l’enfant apprend que sa grand sœur et son mari vont avoir un bébé.

Par contre, la colonisation et l’immigration sont des thématiques qui restent peu abordées, tout comme les relations avec des personnages blancs. Par ex, un seul album évoque l’esclavage[21].

A travers l’étude de ces albums, on constate une variété croissante des représentations de l’enfant noir et des thématiques qui leur sont attachées. Du point de vue d’une éducation à la diversité, anti-discriminatoire, on peut remarquer une absence d’attributs négatifs concernant les personnages, par exemple tels qu’ils apparaissaient dans Little Black Sambo. La récurrence des représentations de l’Afrique traditionnelle avec tous ses clichés, finit néanmoinst par en donner une image stéréotypée.

Cependant, une autre vision se développe à travers des auteurs et illustrateurs imprégnés de la culture africaine, qu’ils soient eux-mêmes africains, ou familiers des régions qu’ils décrivent. Ils apparaissent désireux de transmettre un patrimoine culturel, à travers l’écriture ou la recherche esthétique, ou souhaitant faire connaître les différentes facettes de l’Afrique contemporaine. Tous cherchent à donner une image dynamique et plurielle du continent africain.

Un autre constat important se dessine : les différences dans les thématiques et leur traitement, selon le lieu de la narration. A ce propos, on peut se demander si l’évocation des particularismes autres que la couleur de peau dans un contexte occidental, ne relève finalement pas du tabou. Quel est alors le message implicite, transmis à l’ensemble de la communauté enfantine?

5- Conclusion

Cette recherche montre que les albums mettant en scène des personnages noirs suivent l’évolution générale de la littérature de jeunesse. Celle-ci tend à être moins moralisante que par le passé tout en conservant une fonction formatrice qui incite les jeunes lecteurs à questionner le monde, tout en reflétant leurs préoccupations. Sur ce dernier point, l’intérêt pour la construction identitaire des enfants et notamment leur identité culturelle est présent dans les deux sélections : dans le contexte occidental, en rendant compte des questionnements identitaires des enfants à phénotype foncé et en sensibilisant l’ensemble des enfants aux notions de différence, de métissage et de diversité. Et également dans le contexte hors-occident, en proposant une ouverture à la diversité culturelle, éventuellement de l’ordre de la transmission pour les enfants éloignés de l’environnement culturel de leurs familles.

Même si les ouvrages mettant en scène des personnages noirs restent peu nombreux par rapport à l’ensemble des parutions annuelles, l’analyse du corpus montre qu’il y a matière à en présenter une sélection variée aux jeunes lecteurs.

Un prolongement possible de cette recherche serait alors d’étudier l’usage éventuel de ces ouvrages par les parents et les éducateurs, notamment dans un objectif d’éducation à la diversité.

Bibliographie

  • Bacholle-Boskovic, M. (2010). « Des minorités plus visibles : réflexions d’auteurs de jeunesse ». Raison Publique N° 13.
  • Derman-Sparks et the ABC Task Force (1989). Anti-Bias curriculum. Tools for empowering Young children. Washington DC : National Association for the Education of Young Children.
  • Escarpit D. Connan-Pintado  C. & Gaoitti F. (2008). L’album au tournant  du XXIe siècle : sous le signe de l’hybridité. In Eesacarpit D. La littérature de jeunesse : itinéraires d’hier à aujourd’hui. Paris : Magnard. pp 302-331.
  • Ndiaye, P. (2008). La Condition noire. Paris : Calmann-Lévy.
  • Preissing C. et Wagner P. (2006). Les tout-petits ont-ils des préjugés ? Education interculturelle et antidiscriminatoire dans les lieux d’accueil. Ramonville Sainte Agne : Erès.
  • Prince N. (2010). La littérature de jeunesse. Paris : Armand Colin.
  • Servoise S, (2010) Introduction au dossier La littérature pour la jeunesse : une école de vie ? Raison publique N°13, pp 283-292.
  • Vandenbroeck, M. (2005). Eduquer nos enfants à la diversité sociale, culturelle, ethnique, familiale. Ramonville Sainte-Agne : Eres.

 

Bibliographie albums cités

Contexte occidental :

Abou  (2004)  Failevic Jeanne ; Girel Stéphane  ; France, Album du Père Castor.

Au panier !  (2004)  Meunier Henri  ; Choux, Nathalie ; France, Ed du Rouergue, Album Jeunesse.

Elle a de qui tenir ! (2010)  Robi  ; Chaveron, Maïté  ; Réunion, Océan Jeunesse.

Et me voilà !  (2007)  Kerloc'h, Jean-Pierre ; Koenig, Florence  ; France, L'élan vert, Les petits M.

Le blues de Buddy   (2009)  Pritelli, Maria Cristina  ; France, Le Sorbier.

Les enfants de la lune et du soleil  (2001 , David,François, Galeron Henri  ; France,Motus.

Moi Dieu merci qui vis ici   (2008)  Lenain, Thierry  ; Balez, Olivier  ; France, Albin Michel Jeunesse.

Mon papa a peur des étrangers  (2004)  Schami, Rafik  ; Konneke, Ole  ; Gündogar, Carole  ; Suisse, La Joie de Lire.

Noire comme le café, blanc comme la lune   (1989)  Mandelbaum, Pili  ; France, L’Ecole des Loisirs.

Peau Noire, Peau blanche   (2000)  Bichet, Yves  ; Vautier, Mireille  ; France, Gallimard Jeunesse.

Petit oursin  (2000)  Lagardette Martine  ; Mondésir, Sophie  ; France, Père Castor Flammarion.

Probouditi !  (2007)  Van Allsburg, Chris  ; Reinharez, Isabelle  ; (traduit de l‘anglais américain), France, L’Ecole des loisirs.

Quelle est ma couleur ?  (2003)  Guilloppé, Antoine ; Alibeu,Géraldine  ; Suisse, La joie de lire.

Tamina couleur soleil   (2001) Biondi, Ghislaine  ; Corvasier, Laurent  ; France, Gautier-Languereau.

Un bébé ? Et moi alors ?  (1999)  Bebey , Kidi ; Wilsdorf, Anne  ; France, Bayard Jeunesse, Les belles histoires.

Un heureux événement  (2007)  English, Karen  ; Qualls, Sean  ; Duval, Isabelle (traduit de l’anglais américain), France, Kaléidoscope.

Wahid  (2003)  Lenain, Thierry  ; Balez, Olivier  ; France, Albin Michel Jeunesse.

Zoé  (1999)  Delerm Martine  ; France, Seuil.

 

Contexte hémisphère sud

Mariétou Kissaitou  (2008)  Eboka, Marie-Félicité; Sourdais, Clémentine;  ; Paris; Le Sorbier.

Asha..( 2010 Carl Norac; De Boel, Anne-Catherine; Paris; L'Ecole des Loisirs; Pastel.

Ayanda  (2007)  la petite fille qui ne voulait pas grandir; Tadjo, Véronique; Dubois, Bertrand; Paris; Actes Sud junior.

Chez Adama mécanique générale  ( 2001) . Vernette, Véronique;Paris; Points de suspension.

Grand courage de Petit Babaji  (1998) Bannerman, Hélène; Macellino, Fred; Pardo, Claudine; Bayard;

Jaï  (2002)  Thiès, Paul; Merlin, Christophe; Paris; Syros jeunesse; Amnesty International.

Je suis fou de Vava  (2006)  Dany Laferrière; Frédéric Normandin; Editions de La Bagnole.

Kirikou et la girafe  ( 2005)  Ocelot, Michel; Galup, Bénédicte; Moureaux-Néry; Lebel, Marianne;  Paris; Milan Jeunesse.

Kuli et le sorcier  ( 2001)   Norac, Carl; Mwankumi, Dominique; Paris; l'ecole des Loisirs; Archimède.

La case aux hibiscus rouge  ( 2005)   Godard, Alex; Paris; Albin Michel Jeunesse.

La fête des morts  (2010)  Laferrière Dany; Normandin Frédéric;Canada; Editions de la Bagnole.

La légende de Kala  (2007)  Kinsa, Gabriel; Beccaria, Dominique; Paris; Le baron perché.

La pêche à la marmite  (1998)   Mwankumi, Dominique; Paris; l'Ecole des loisirs; Archimède.

Lalita  (2009)  Sauvard, Jocelyne; Witschinger Anne-Laure; Paris; Sorbier.

Le doudou de Siyabou  (1995, 2005)  Bobe, Françoise; Le Grand, Claire; Nathan; Mes p'tites histoires.

Le prince Maghan Diawara et le crocodile du lac Faguibine  ( 2004)   Laffon, Martine; Konaté, Dialiba; Paris; Seuil Jeunesse.

Le rêve de Fatou  (2005)  Abt, Véronique; Paris; L'Harmattan.

Le taxi-brousse de Papa Diop  ( 2005)   Epanya, Christian; Paris; Syros.

L'enfant et le buffle   (2008)  Carminati, Muriel; Cytryn, Daniela; Paris; Le Sorbier; Amnesty International.

L'épopée de Soudiata Keita  (2002)  Laffon, Martine; Konaté, Dialiba; Paris; Seuil.

Les petits acrobates du fleuve  (2000)   Mwankumi, Dominique ; Paris; L'Ecole des Loisirs; Archimède.

L'or bleu des Touareg (2009)  Grant, Donald ; Paris; Sorbier; Les ethniques.

Ma sœur-Etoile  (2010)  Mabanckou, Alain; Gueyfier, Judith; Paris; Seuil jeunesse.

Maïmouna, qui avala ses cris plus vite que sa salive  ( 2007)  Pinquilly, Yves; Coulibaly, N'naplé; Palayer, Caroline; Paris; Vents d'ailleurs.

Mbéla et la perle de Mamiwater  ( 2006)  Eboka, Marie-Félicité; Diallo, Muriel ; Paris; Belin.

Moi j'attendais la pluie  (2004)  Vernette, Véronique; Points de suspensions, Paris.

Nasreddine et son âne  (2007)  Werlersse, Odile; Dautremer, Rébecca; Paris ; Père Castor Flammarion;

Nasreddine  (2005)  Weulersse, Odile; Dautremer, Rébecca; Paris; Père Castor Flammarion.

Nedjo le prétentieux  (2005)  Sarn, Amélie; Dubois, Bertrand; Paris; Didier Jeunesse.

Nsoko l'orphelin  (2002)  Hellings Colette; Mwankumi, Dominique; Paris; L'Ecole des loisirs; Archimède.

Pas si vite, Songololo  ( 2003)  Daly, Niki; Floury Marie-France; Paris ; Gauthier-Languereau.

Prince de la rue  (1999)  Mwankumi, Dominique; Paris; l'Ecole des Loisirs; Archimède.

Rafara  (2000)  Boel, Marie-Catherine (de); Belgique; l'Ecole des Loisirs.

Rouge Bala  (2010)  Rouliguière Cécile; Brax Justine; Paris; Milan jeunesse.

Sur le bord de la mer rouge  (2004)  Joquel Patrick; Guyon, Thibaud; Rocher jeunesse; Lo pais d'enfance.

Tanbou  (2000)  Barsont, Piotr; Krater, Edmony; Paris ; Seuil.

Yacouba  (1994)  Dedieu, Thierry; Paris; Seuil jeunesse

 



[1] Quelques ouvrages représentatifs de cette catégorie : Noire comme le café, blanc comme la lune (1988), Un bébé et moi alors ? (1999), Petit oursin (2000), Quelle est ma couleur (2003).

[2] Zoé (1999).

[3][3] Au panier ! (2004).

[4] Peau noire, peau blanche (2000), Mon papa a peur des étrangers (2004).

[5] Moi, Dieu Merci qui vis ici (2008)

[6] Abou (2004).

[7] Couleur Soleil (2001).

[8] Les enfants de la lune et du soleil (2001).

[9] Elle a de qui tenir( 2010), Et me volià (2010).

[10] Probouditi (2007), Le blues de Buddy (2009), Un heureux évènement (2007).

[11]Wahid, 2003, évoque la guerre d’Algérie vécue par les grands-pères de Wahid, l’un algérien, l’autre français, Abou, 2004, où on voit la mère assister à la fête de l’école revêtue d’un boubou, ce qui est très exceptionnel, les personnages noirs de cette sélection étant pratiquement tous habillés à l’occidentale. Un heureux évènement, 2007 : dans lequel une grand-mère noire-américaine raconte à son petit-fils, sa propre naissance au temps de l’esclavage.

[12] Par ex, L’épopée de Soundiata Keita, (Fondateur de l’empire du Mali) Nasreddine, (personnage dont les histoires sont célèbres dans l’ensemble du monde musulman), la légende de Kala (2007), Rafara (2000), Le prince Maghan Diawara et le crocodile du lac Faguibine (2004),...

[13] Récits où l’invraisemblable et le surnaturel ont leur place : le personnage principal est confronté à une situation compliquée, à un problème. La résolution se produit après différentes péripéties. Par ex :Nedjo, le prétentieux (2005) Yacouba (1999).

[14] Le doudou de Siyabou (1995)en est un exemple ; l’objet transitionnel de l’enfant étant un objet souvent présent dans le quotidien des tous-petits.

[15] Par exemple les albums des romanciers Danny Laferrière et Alain Mabanckou, ou des illustrateurs Dominique Mwankumi et Alex Godard ou encore, Sur le bord de la mer rouge (2004) d’après les souvenir d’enfance de Gisèle, fille de l’aventurier et écrivain Henry de Monfreid.

[16] Mairétou Kissaitou (2008), Pas si Vite Songololo (2001).

[17] Chez Adama, Mécanique Générale (2001), Moi, j’attendais la pluie (2004), Le taxi Brousse de Papa Diop (2005).

[18] Le rêve de Fatou (2005), Maïmouna qui avala ses cris plus vite que sa salive (2007).

[19] Prince de la rue (1999), Ayanda (2007), ‘L’or bleu des Touaregs (2001), Nsoko l’orphelin (2002).

[20] Rouge Bala (2010), Lalita (2009) Jaï (2002) L’enfant et le bufle (2008).

[21] Tanbou (2000).